Et si on vous parlait du diaphragme ?

Carole Drevet •

Véritable clef de voute de l’organisme, le diaphragme est une vaste cloison musculo-aponévrotique qui sépare la cavité thoracique (logeant le cœur, les poumons et le thymus) de la cavité abdominale (logeant les viscères). Il ressemble à un dôme se répartissant globalement en plusieurs parties : les piliers droit et gauche s’insérant sous les premières lombaires, les coupoles droite et gauche qui se logent sur la face interne des côtes et la partie sternale se terminant sur le processus xyphoïde du sternum (un peu en arrière de la sangle).

Il est innervé par le nerf phrénique dont l’origine est au niveau de la troisième et quatrième cervicale.

Dans ses nombreuses fonctions, on peut dire que le diaphragme est le muscle le plus efficace de l’insipration, qu’il participe à la locomotion en faisant le lien de l’arrière-main avec l’avant-main et qu’il a également un rôle essentiel au niveau des émotions.

Comment savoir si son cheval a le diaphragme verrouillé ? Un souffle court, un mauvais engagement, des douleurs au niveau lombaires, des pathologies digestives, des réactions au sanglage ou des douleurs à la palpation des côtes, une ligne des côtes très marquée sont des signes qui peuvent vous faire penser que votre cheval a le diaphragme verrouillé. C’est évidemment une liste non exhaustive et parfois (souvent) les chevaux n’expriment pas clairement leurs problématiques.

On retiendra aussi que le diaphragme n’est jamais en dysfonction tout seul et que les causes sont multiples : purement physique après un faux mouvement (ça peut venir des lombaires, du sternum ou des côtes par exemple), émotionnel (le cheval qui monte en pression et ne respire plus de manière ample), physiologique (à cause de pathologies telles que l’emphysème, une toux, des ulcères gastriques), du matériel (une selle et/ou une sangle non adaptée ou mal positionnée), les actions du cavalier (les talons dans les côtes, une mauvaise position ou une/des dysfonction(s) ostéopathique(s) du cavalier), des dysfonctions cervicales (notamment au niveau de C3-C4, qui peuvent elles-mêmes provenir d’ailleurs), de la contracture des muscles psoas (qui s’insèrent sous les lombaires également), des suites des coliques ou également pendant et après une gestation (je sais de quoi je parle 😂)

Je fais au mieux pour faire court mais il y a tellement à connaître sur ce merveilleux élément de l’organisme et pour moi, c’est un incontournable à toujours vérifier.

Je vous recommande un suivi ostéopathique une fois par an si « tout va bien » et plus quand cela est nécessaire… N’oubliez pas de prendre rendez-vous pour vous également avant de vous remettre à travailler votre cheval

Merci à notre cher Robert Barone pour l’anatomie et l’illustration.

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